Meursault est un homme comme les autres. Ou presque. Il vit à Alger, travaille, mange, fume, aime bien nager… Mais il a une particularité : il semble indifférent à tout. À la mort de sa mère, il ne pleure pas. À l’idée de se marier, il dit : « ça m’est égal ». Et un jour, presque sans raison, il tue un homme sur une plage, sous un soleil écrasant. Commence alors son procès, non seulement pour ce meurtre, mais aussi — et surtout — pour son manque d’émotion. Comme si la société ne lui pardonnait pas de ne pas jouer le jeu.
Ce roman est court, simple à lire, mais il remue profondément. Camus y interroge l’absurdité de la vie, la place de l’homme face au monde, à la justice, à la mort. C’est un livre qui ne donne pas de leçon, mais qui fait réfléchir longtemps après la dernière page.
Un héros froid… dans un roman brûlant. Et si l’indifférence était la pire des révoltes ?
Roman de l’absurde d’Albert Camus publié en 1942, environ 190 pages.
